samedi 8 octobre 2011

Remise de peine

La couverture du livre en édition de poche,
illustrée par une photo de Willy Ronnis


Remise de peine est un récit de Patrick Modiano publié en 1988. 

Première publication : Le Seuil, janvier 1988.


Repris en poche, collection Points Seuil, avec en couverture successivement deux dessins de Pierre Le-Tan représentant Frede, un des personnages du roman, puis une photo de Willy Ronis.
Traductions en espagnol (Exculpación, trad. Carlos R. Dampierre, Espasa-Calpe, 1988),  en allemand (Straferlaß, Suhrkamp, 1990), en néerlandais (Verdaagd verdriet, trad. Edu Borger, Arbeiderspers 1990), en italien (Riduzione di pena, trad. Maruzza Loria, avec en postface un entretien de Modiano avec Maryline Heck, éd. Lantana, 2011).

Fin 2007, Points Seuil a réuni les trois romans Remise de peineFleurs de ruine et Chien de printemps dans un volume unique,  accompagnés d’articles de presse et d’une postface de Nadia Butaud.
« La lecture des trois ouvrages devient vite obsédante. On traque les recoupements, cherchant un nom récurrent, une rue, une situation… Tout a été dit sur l’écriture de Modiano, ses évocations mélancoliques, cette façon de traquer le souvenir et de le rendre familier. Puis on lit ces trois livres et le plaisir nous submerge », commente Christine Ferniot dans Télérama.


Remise de peine fait également partie des dix "romans" réunis par Modiano dans un volume de la collection Quarto en mai 2013. A cette occasion, l'écrivain a indiqué, dans un entretien à Sylvain Bourmeau (Libération, 10 mai 2013), que Remise de peine n'est "pas vraiment" un roman. 

«C’est lié à un épisode de mon enfance assez énigmatique, commente-t-il. Nous étions, avec mon frère, dans une maison près de Jouy-en-Josas, entourés de gens étranges, et ça s’est terminé de manière brutale. Apparemment, c’était des amis de ma mère, dont une ou deux personnes qui, comme dans un roman policier, avaient fait quelque chose de répréhensible. Avec mon frère, nous nous sommes retrouvés tout seuls dans cette maison, et puis la police est arrivée, et mon père nous a récupérés. L’atmosphère était entre le Grand Meaulnes et la «Série noire». Les enfants vivaient alors dans un monde plus séparé de celui des adultes, la discipline était assez rigide, il n’y avait pas de télévision.»

Première couverture
illustrée par Pierre Le-Tan
Présentation par l’éditeur
« Une maison d’un étage, à la façade de lierre, dans un village des environs de Paris, où le narrateur, qu’on appelait plus facilement « Patoche » à l’époque, a grandi avec son petit frère car leur mère était partie pour jouer une pièce en tournée.
Une maison où ne vivaient que des femmes, une époque où tant de questions se bousculaient: qu’est-ce qu’une tête brûlée ? Et une « série noire » ? Eliot Salter, marquis de Caussade, reviendrait-il dans son château comme l’avais promis le père des enfants lors d’un déjeuner?
Tant d’étonnements aussi : "Pourquoi les policiers ne nous ont pas encore interrogés?" se demande encore Patoche, qui ajoute : "Pourtant les enfants regardent. Ils écoutent aussi."
Sans doute ne reste-t-il rien de tout ça que l’étui à cigarettes d’Annie, le sourire de Jean D., la grosse voiture de Roger Vincent dans le souvenir du narrateur qui n’a pu oublier. Ni la maison, ni ces femmes, ni leurs invités. Patoche regarde, écoute, il sait parfaitement que quelque chose de grave leur est arrivé. » 
(source : quatrième de couverture.)

Deuxième couverture
illustrée par Pierre Le-Tan


Dédicace : "Pour Dominique"

Personnages évoqués : "mon frère", "ma mère", "mon père", Annet Badel, Emmanuel Berl, Jacques Boudot-Lamotte, Jean D., Stioppa de D., Edmond Delehaye, Annie F, Mathilde F., Robert Fly, Frede, Georges Giorgini, Sacha Gordine, Grosclaude, "un certain Henri", Andrée K., Lucien P., Eddy Pagnon, Geza Pellmont, Zina Rachewsky, Eliot Salter, Savary, Hélène Toch, Roger Vincent.

A lire à propos de Remise de peine :


Jean-Michel Adam, Mémoire et fiction dans Remise de peine de ModianoRITM, n° 6 «Autofictions & Cie», Université de Paris X-Nanterre, pages 43-58.
Editions L'Harmattan, mai 2013


La traduction italienne (2011)

2 commentaires:

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  2. Deux choses apparaissent importantes dans ce livre: les fantômes et le porte-cigarettes de crocodile. Les fantômes sont les personnages qui gravitent autour des deux frères : Hélène, Annie, Mathilde, Frede sont figures diaphanes, mystérieuses, similaires au marquis de Caussade qui habite le château. Le porte-cigarettes est un trait d’union antre passé et présent : au café de l’avenue de Wagram, un homme se penche sur cet objet, le prend dans sa main et dit: j’ai eu la même chose, mais alors tout le stock a été volé, vous possédez une pièce rare. Dans le caractère aléatoire de cette rencontre cet objet revient à être en vie, a un nouveau sens, et Patoche sent proche, depuis beaucoup des années, la présence d'Annie.

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